6 avril 2008
Pour les non parisiens ou ceux que le Salon du livre fatigue (ce que je peux comprendre), je signale un petit reportage vidéo sur le site de 01net, la revue informatique en ligne, sur les livres électroniques présents au salon. Disons, surtout l’iliad (celui que les Echos utilisent).
Ca permet de voir à quoi ça ressemble, à défaut de tester.
Suivez le lien…
Jérôme Olinon
Tags: iliad, livre électronique, livre numérique, salon du livre de paris
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6 avril 2008
C’est du moins ce qu’en conclut l’éditeur O’Reilly. Cet éditeur vend des livres d’informatique tant en version papier que PDF, or, ce qu’il constate, c’est que les ventes des deux formats ne se cannibalisent pas, mais que le numérique attire même de nouveau clients.
Et pour prouver ce qu’il affirme, il a ouvert un blog consacré à l’économie de l’immatériel et y affiche ses chiffres de vente (réels ?). Si on considère qu’ils ne sont pas bidonnés, cela semble effectivement intéressant. Problème, on n’a pas l’échelle des ventes et on ne sait pas si cela se compte en dizaines d’exemplaires vendus par mois, en centaines ou en milliers. Forcément, ça peut avoir une influence sur les conclusions. Cela dit, il signale que “les ventes de livre électroniques représentent 5% des chiffres de vente globale des éditions O’Reilly”. Sachant que le numérique n’est en vente que sur son site, c’est déjà pas mal.
Question : cette expérience est-elle transposable à d’autres segements de l’édition ? Dans le cas des éditions cylibris, et malgré une présence de 10 ans sur le web, en librairie et sous format pdf, on n’est jamais arrivé à ce genre de pourcentage, c’est clair. La spécificité du marché d’édition d’O'Reilly(édition informatique) peut donc jouer.
Cet éditeur, décidément, très motivé par le numérique(ça fait plaisir), regrette dans son dernier “post” la frilositié de ses confrères. Moi, je suis bien d’accord, mais certaines affirmations me semblent désormais tout de même difficile à soutenir encore : “La vérité est que personne ne peut certifier que le piratage engendre un manque à gagner. Comme pour la musique, il n’est pas sûr du tout que le pirate aurait acheté ce qu’il a pu récupérer gratuitement : il est fort possible qu’il ou elle n’ait pas les moyens de se payer le livre au prix fort, ou qu’il n’existe tout simplement pas de version numérique payante.”
Je veux bien, mais dans le cas de la musique, quand un marché s’affondre de plus de 40% en quelques années, on ne peut pas dire que c’est juste dû à une offre insuffisante. Il y a bien un facteur externe quelque part… Bref, une affirmation hasardeuse à mon sens.
Olivier Gainon
Tags: livre électronique, livre numérique, o'reilly, pdf, ventes numériques
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19 mars 2008
Selon la loi du 11 mars 1957 sur la Propriété Littéraire et Artistique, une oeuvre est protégée du fait même de son existence, sans qu’il soit nécessaire d’effectuer la moindre formalité. Mais ce principe est parfois difficile à prouver devant les tribunaux. Donc, si un auteur veut prouver qu’il est le créateur d’une oeuvre, il peut établir, par le dépôt, qu’il était en sa possession à la date du dépôt.
Le dépôt peut donc fournir un commencement de preuve devant les tribunaux qui doivent trancher la question de l’antériorité de l’oeuvre. Cela ne donne pas une preuve définitive (je prouve que j’étais en sa possession, je ne prouve pas que j’en suis vraiment l’auteur…).
Il est à noter que l’antériorité se distingue de la nouveauté ou de l’originalité de l’oeuvre : le droit français ne protège pas les idées, mais seulement leur expression. Ce que vous devez déposer, c’est donc un manuscrit écrit, pas une simple collection d’idée ou de trame romanesque.
Le dépôt peut se faire auprès de plusieurs sociétés d’Auteurs. La Société des Gens de Lettres (SGDL) est la plus connue et a une procédure de dépôt rodée et performante (coût : 45 euros par dépôt). Vous trouverez cette procédure ici.
La SGDL accepte en dépôt les manuscrits de romans, nouvelles, contes, scénarii, les plans d’architecture, les documents photographiques, les listages de logiciels, les progiciels, les organigrammes… Le dépôt est reçu à la SGDL pour une durée de quatre ans. Au terme de cette durée, il vous est demandé si vous désirez le renouveler. Passé trois mois, en l’absence de réponse, le document est détruit.
.À noter : la SGDL a innové courant 2000 en proposant le service CLÉO (la clé des oeuvres). Il s’agit d’un service en ligne d’empreinte numérique de fichiers sans transfert de données. Il fournit un condensé ou une empreinte numérique d’un ou plusieurs fichiers via internet. C’est pas clair ? Bon, allez voir sur : http://www.cleo-sgdl.com/.
Olivier Gainon
Tags: dépôt oeuvre, protection manuscrit, protéger son manuscrit, protéger son oeuvre, SGDL, Société des Gens de Lettres
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9 mars 2008
Cap Digital, le fameux pôle de compétitivtié en région parisienne, vient d’accepter le projet Sylen (Système de lecture nomade) qui vise à développer une filière française d’édition et de distribution de journaux et de livres électroniques. Deux premières applications test sont adressées dans cette première phase : la presse, et le service au public de bibliothèques.
Ce projet a un coût total de 5.5 millions d’euros et eest financé à hauteur de 2 millions d’euros par le miistère de l’industrie et le pôle de compétitivtié Cap Digital. La société Nemoptic, qui fabrique des écrans basés sur de l’encre électronique, mène le projet et on retrouve Le Monde Intéractif, Bookeen, etc dans le consortium.
Un projet intéressant à suivre.
La fiche du projet Cap Digital est en lien ici.
La société nemoptic peut être trouvée ici.
Olivier Gainon
Tags: Bookeen, cap digital, encre électronique, sylen
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9 mars 2008
Le blog La Feuille (cf liens ci-contre) s’essaie à une initiative très intéressante : organiser un “bookcamp” à La Cantine (le nouveau lieu branché des acteurs de l’internet en mal de nouveaux concepts).
Euh, c’est quoi un bookcamp ? Ben, c’est une transposition du concept de “BarCamps”, c’est plus clair ? Non ? Allons, lecteur, tu n’es pas à la pointe. Tssttt ! Tu n’es donc pas un fashion victim des concepts internet ?
Alors, un BarCamps, c’est une sorte de débat participatif ou chacun doit apporter quelque chose et ne peut être simplement passif mais acteur. En résumé, si tu te souviens de l’assemblée générale de ton syndicat étudiant, quand vous étiez une quinzaine à débattre joyeusement de tout et de rien, tu as compris le concept. Pour les bobos, on peut imaginer une sorte de café philo autour de la techno (ça vole moins haut). Forcément, BarCamps, ça fait plus chic que “café technique” ou “café internet”…
Allez, trève d’ironie, l’initiative est tout de même intéressante. Ce sera donc (sous réserve de confirmation), le samedi 14 juin, de 14h à 20h, à La Cantine. Retrouvez l’info sur La Feuille.
Jérôme Olinon
Tags: bookcamp, La cantine, La Feuille
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9 mars 2008

Le nouvel avatar du Cybook peut être consulté sur les vidéos du site 01 net. Bon, cela permet de se faire une idée. Moi, j’attends avec impatience car j’en ai acheté un sur leur site - mais, évidemment, comme pour le Kindle d’Amazon aux US, le fameux appareil est en “rupture de stock”. Vrai engouement ou public ou conséquence d’une production trop faible ? A suivre. En tous les cas, dès qu’il arrive, je me fer
ai un plaisir de vous faire partager mes impressions.
La vidéo sur le bookeen en cliquant ici.
Le site de Bookeen (si vous voulez en acheter un… attention, ce n’est pas donné : entre 350 et 450 euros…).
Olivier Gainon
Tags: Bookeen, livre électronique
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9 mars 2008
Editis, le numéro 2 français de l’édition serait en passe d’être vendu. A quelques jours de l’ouverture du Salon du Livre de Paris, l’événement de l’édition française, l’info n’est pas neutre. Propriété depuis 2004 du holding Wendel (holding d’Ernest-Antoine Sellières, l’ancien patron du MEDEF), Editis regroupe des éditeurs comme Robert Laffont, Plon, Pocket, Nathan, Bordas… bref, du beau monde.
D’après Les Echos du 5 mars, le seul repreneur en lice serait l’espagnol Planeta (leader dans le livre en Espagne et en Amérique Latine). Problème : le prix. Wendel voudrait 1 millairds d’euros, ce qui fait lourd pour Planeta dont le chiffre d’affaires est de 1.8 milliards d’euros dont 1 milliard dans le livre et a fait 60 millions d’euros de pertes en 2007.
A suivre donc…
Olivier Gainon.
Tags: édition française, editis, robert laffont
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2 mars 2008
Changement de stratégie pour le site chapitre.com. Pionnier des weblibrairies (et survivant), apparu en 1997, le site racheté par Bertelsmann voilà quelques mois et plutôt spécialisé dans la recherche de livres rares et d’occasion, a décidé de quitter le virtuel.
En effet, 75 librairies actuellement dans l’orbite du géant allemand de l’édition vont changer d’enseigne pour s’appeler “librairie chapitre” et constituer à terme un nouveau réseau cohérent. L’intérêt est évidemment d’essayer de jouer sur les synergies entre les 2 réseaux : carte de fidélité commune aux magazins physiques et virtuels, capacité de retirer les achats faits sur internet dans sa librairie, capacité de commander depuis une borne en librairie un ouvrage non disponible, etc.
Evidemment, cela va s’accompagner d’une remise en question du positionnement de chapitre.com, aujourd’hui plutôt complémentaire des autres Weblibrairies, et qui va certainement venir les concurrencer plus frontalement.
On assiste donc désormais à deux stratégies distinctes : les “purs players” (amazon, alapage) qui restent dans l’internet et augmentent en revanche la gamme des produits distribués, et les “mix players” (chapitre, fnac) qui restent sur leurs produits d’origine (culture, nouvelles technos), mais qui essaient de jouer la synergie entre enseignes physiques et virtuelles.
Et les librairies indépendantes dans tout ça ? Euh, les quoi ?
Le site : http://www.chapitre.com/
Jérôme Olinon
Tags: alapage, amazon, chapitre.com, fnac, librairie en ligne, weblibrairie, webrairie
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2 mars 2008
En ce moment, l’une des tendances que l’on (re)voit émerger est de faire sur le net comme pour le papier : on reproduit un magazine (ou un livre) en image (avec la technologie flash) et on peut feuilleter et lire comme un magazine grâce à une interface conviviale (vous savez, le fameux truc “je prends le bord de mon écran en haut à droite avec ma souris et je fais comme si je tournais une page”). C’est le principe de ce que propose le “Fluidbook” (visiblement, une offre issue d’une agence de com).

L’idée n’est pas nouvelle (on se rappelle que, dans les années 2000, l’essai avait déjà été tenté), mais les technologies aidant, l’offre fluidbook donne des choses pas trop mal (on tourne assez rapidement).
Bon, cela dit, si la démo est assez convaincante, les réalisations le sont moins : on voit qu’un magazine papier, simplement ouvert sur votre écran, ce n’est pas très lisible (et pourtant j’utilise à la maison un 17 pouces). Et puis, oui, l’interface est marrante, mais voir les pages tourner à l’écran, on ne voit pas bien ce que ça apporte comme confort de lecture. Cela dit, c’est plus convivial qu’un simple pdf à télécharger…
Et on finit par se demander s’il ne faut pas arrêter de penser le média internet en référence constante au papier, comme une déclinaison servile. Reproduire la qualité d’impression du papier à l’écran et son confort visuel est une approche intéressante, vouloir faire ressentir au lecteur sur un écran la sensation des pages que l’on tourne nous laisse plus sceptique.
A suivre néanmoins.
Le site de Fluidbook : http://www.fluidbook.com/index.php
Tags: , feuilletage magazine, Fluidbook
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24 février 2008
Alors là, on commence sérieusement à voir arriver la révolution tant annoncée dans l’affichage. Une “spin off” de Philips (comme on dit en bon français, en gros une entreprise d’anciens de Philips), Polymer Vision, a rendu public ces dernières semaines un écran plastique basé sur la technologie e-ink (toujours) qui peut… s’enrouler ! Bref, l’écran électronique se rapproche de plus en plus du papier (sauf pour la texture).
En quoi est-ce important ? C’est en fait assez fondamental : jusqu’à présent, on arrive à faire la différence entre les “vrai” livres électroniques et les “PDA” (téléphones sophistiqués) essentiellement grâce à l’affichage (e-ink d’un côté, cristaux liquides de l’autre) et à la taille de l’écran. On considère souvent que le média d’avenir sera celui qui offrira une qualité de lecture proche du papier, donc un format assez grand. Or le PDA -qui sert essentiellement à téléphoner et à regarder ses e-mails- a une limite dans la taille de l’écran : il faut qu’on puisse le glisser dans sa poche de veste.

Un écran enroulable fait voler cette limite, puisqu’il donne à un PDA de taille réduite une capacité d’avoir un écran “grand format”, donc un certain confort de lecture. Polymer Vision ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisqu’elle a présenté au GSM congress (foire mondiale des téléphones mobiles) une sorte de PDA à écran enroulable (le “readius”) qui devrait être commercialisé avec Telecom Italia en 2008.
Si ce produit tient toutes ses promesses, cela peut provoquer une véritable (r)évolution dans nos objets communicants à terme.
Pour en savoir plus :
Le site de polymer Vision : http://www.polymervision.com/
La présentation du Readius sur le site de l’Atelier NBP.
Et une petite présentation de l’écran souple qui s’enroule sur générationmp3.
Jerome Olinon
Tags: e-ink, écran enroulable, écran souple, Polymer Vision, readius
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